Accueil > Cadre de vie > Environnement > A.S.A. > Association Syndicale Autorisée de Vayres

Association Syndicale Autorisée de Vayres

Association Syndicale Autorisée de Vayres

LE MASCARET OU LE REVERS D’UNE MÉDAILLE

Rives et mascaretLors de gros coefficients de marée, le passage du mascaret à Vayres est devenu un incontournable rendez-vous avec le « phénomène » qui remonte la Dordogne, poussant sur les premières vagues de nombreux surfeurs et kayakistes qu’une foule de « spectateurs » se presse d’admirer et d’applaudir, notamment au port de Saint Pardon.

Mais si la puissance du mascaret impressionne toujours autant, les dommages qu’il cause sont énormes sur le pied des berges dont il accélère l’érosion, mettant en péril les habitations construites près de la rive, certaines au XVIIIème siècle.

Face à cette menace, de gros travaux de confortement des berges étaient devenus urgents. Mais qu’il s’agisse de cours d’eau domaniaux ou non domaniaux, l’article 33 de la loi de 1807 toujours en vigueur, stipule que « la réalisation des travaux de protection contre les inondations est à la charge des propriétés protégées dans la proportion de leur l’intérêt aux travaux ».

C’est pourquoi les propriétaires riverains concernés se sont regroupés en ASA ( Association Syndicale Autorisée ) afin de pouvoir mettre en œuvre les travaux projetés sur plusieurs années.

L’ASA DE VAYRES : MISSIONS ET FONCTIONNEMENT

Créée le 1er août 2003 par arrêté préfectoral, l’ASA de Vayres est un Établissement Public à caractère Administratif qui remplit une mission d’intérêt général sous le contrôle de l’État, et bénéficie des aides financières publiques pour l’exécution des travaux de protection contre les inondations.

Son territoire de compétence s’étend sur une longueur de 2 342 mètres continus de berges en rive gauche de la Dordogne, et regroupe 34 propriétaires représentés en assemblée générale qui nomme les membres du Conseil Syndical chargés bénévolement de l’administration de l’association.

L’ASA est placée conjointement sous la tutelle du ministre chargé des collectivités territoriales et celui chargé du budget.
Son budget est visé par le Comptable du Trésor, et ses actes sont soumis au contrôle du préfet.
Afin de pourvoir aux dépenses, les recettes de l’ASA sont assurées par

  • les cotisations des associés qui participent aux dépenses engagées sous forme de taxes annuelles recouvrées par le Trésor Public, calculées proportionnellement à leur intérêt aux travaux,
  • les subventions sollicitées auprès des collectivités territoriales ( Conseil Général de la Gironde et Conseil Régional d’Aquitaine ),
  • les emprunts bancaires,
  • les subventions communales.

UNE ŒUVRE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Enrochements 2009L’ASA s’est engagée en 2006, avec autorisation préfectorale, dans un programme pluriannuel de travaux déclarés d’intérêt général, mis en œuvre selon les procédures propres aux marchés publics.

A ce jour, c’est 390 mètres linéaires en amont du Port de St Pardon qui ont bénéficié d’une protection par enrochements du pied de berge, mettant 21 habitations riveraines à l’abri de l’érosion.
La dépense pour cette « œuvre utile » s’est élevée globalement à
581 000 euros HT, financée pour 50 % par le Département, 20 % par la Région, et par les emprunts bancaires contractés par l’ASA. (*)

Les travaux initialement projetés sur cinq ans ne pouvant être achevés en 2010, l’ASA a sollicité auprès de la Préfecture une prolongation sur quatre années supplémentaires que l’Arrêté n° 08-850 lui a accordé.
Les programmes à venir, effectués en fonction des aides pouvant être accordées à l’ASA, concernent d’autres zones urbanisées ( amont et aval du Port de Vayres…) et digues à restaurer avec consolidation du pied de berge par pieutages végétalisés. Enfin, est prévue une restauration de la végétation du haut de berge sur l’ensemble du linéaire syndical.

(*) La Commune, qui cautionne les emprunts de l’ASA, participe par sa subvention à leur remboursement que la seule cotisation des adhérents ne pourrait assurer.

ASA ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

L'Angélique de l'estuaireNos berges abritent depuis toujours un nombre considérable d’espèces végétales et animales qui y trouvent des conditions idéales à l’installation de leur habitat. Hélas, l’équilibre de cette biodiversité est mis en danger par l’inconséquence du déversement par l’industrie de substances gravement polluantes (métaux lourds, pesticides et autres hydrocarbures), et par le désinvolte comportement de certains riverains et promeneurs pour lesquels les fleuves sont l’opportune voie pour se débarrasser des…encombrants !

Au centre de cet écosystème, l’Angélique des estuaires, s’épanouit en larges ombelles et domine de ses 2 mètres la riche flore de nos berges. Cette « Géante Méconnue » (ainsi joliment nommée par le Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique), familière aux autochtones, est cependant une plante rarissime à l’échelle mondiale, que l’on rencontre en France dans quelques estuaires et fleuves soumis aux marées d’eau douce ou très faiblement salée.

JPEG - 14.5 ko
Angélique fruit

Cette espèce est protégée par l’article L.411-1 du Code de l’Environnement qui interdit sa destruction, et fait l’objet, depuis 2005, d’un plan de conservation par le Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique ( CBNSA).
Ainsi, tous travaux, même d’intérêt public majeur risquant d’impacter son état de conservation, doivent faire l’objet au préalable d’une demande de dérogation de destruction ou de déplacement de pieds parfaitement localisés, auprès des services de l’État (DREAL). L’avis du CBNSA étant requis, le dossier est ensuite soumis à l’analyse du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), puis est dressé un arrêté préfectoral qui encadre les conditions pour l’exécution du projet d’aménagement des berges en adaptant la meilleure solution pour la réinsertion de l’espèce protégée. Enfin, un suivi scientifique des espèces protégées peut être réalisé sur le linéaire de travaux afin de suivre le retour des espèces végétales sur le site.

C’est pourquoi l’ASA de Vayres conduit ses missions de protection des biens et des personnes avec la vigilance qui s’impose au regard de la préservation du patrimoine biologique, en accord avec la Municipalité de Vayres qui partage les mêmes objectifs dans la gestion écologique de ses espaces verts.

Protection des Berges de vayres -A.S.A.
Bernadette Henri
T / 05 57 50 14 75
Courriel / bb.henri@wanadoo.fr

Calendrier des manifestations

Vidéos

> Voir toutes les vidéos

Nouveaux arrivants

Nouveaux arrivants